New York Habitat
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Un Gapençais à New-York Article sur New York Habitat dans Le Dauphiné Libéré

Le Dauphiné Libéré
27 Octobre 1996

Pionnier nouvelle version (et à sa manière), François Roux a fait son trou à l'embouchure de l'Hudson de surcroît dans l'immobilier.

Le temps de ce phénomène démographique qu'a constitué l'émigration, et des Champsaurins vers l'Ouest des Etats-Unis, et des "Barcelonnettes" vers Ie Mexique, est indiscutablement révolu. Cependant, depuis la fin de la seconde guerre mondiale, il existe des cas isolés, en petit nombre, de départs vers les «Ameriques», pour une fixation sur ces terres lointaines. Tenter l'aventure Outre-Atlantique n'est plus de mise aujourd'hui et, pourtant, certains osent donc encore. C'est le cas d'un Gapençais, François Roux, né en 1965, dont l'aventure new-yorkaise relève... d'un coup de foudre...!

A la force du ... pionnier!

Cet ancien élève du lycée Nord, titulaire d'un B.T.S. Informatique obtenu au Lycee Dominique-Villars, avait crée dans sa ville natale une S.A.R.L. Recherche-Service-Developpement-Informatique (R.S.D.I.), orientée vers la création de logiciels de gestion. Puis, il s'était mis au service, pendant quatre ans, de I'affaire familiale Mathias-Roux, alors dirigée par son père Jacques, apres I'avoir été par son grand-père, Edouard. En 1991, ayant réalisé quelques économies, il a decidé, touristiquement parlant, de faire la connaissance de New-York. Le coup de foudre pour Manhattan, Broadway, et autres lieux de la cité cosmopolite americaine a été tel que tous les trois mois, pendant deux ans, il s'est ainsi offert un voyage-séjour. A I'une de ces occasions, il a voulu partir a la découverte de La Nouvelle-Orleans, - La Louisiane -, rappelons-le, étant peuplée, entre la cité de Lafayette et Ie Mississippi, de descendants de I'un des fères Arnaud - Jacques - qui lancèrent Ie mouvement de l'émigration des «Barcelonnettes» vers Ie Mexique. Ayant Ie secret désir de se fixer coûte que coûte aux U.S.A., il a des lors opté pour New-York, quitte à «manger de la vache enragée» (on devrait mettre cette expression au ... gout du jour !). La difficile recherche d'un travail pour Ie moins assez fixe a été assortie de l'exécution de petits boulots et d'une cure de sandwiches.

Un beau jour, une éclaircie dans ce séjour a I'ombre des buildings a fait son apparition sous la forme d'une proposition. Cette dernière émanait d'une Française d'origine bretonne, Marie-Reine Jézéquel, qui avait crée «New York Habitat» - une agence immnobilière specialisée dans la recherche de logements pour des ressortissants français, en particulier des étudiants et des stagiaires! Notre jeune compatriote, bien que n'étant pas trop familiarisé avec la langue de son pays d'adoption, est vite devenu agent immobilier. Afin d'asseoir sa situation, il a des lors consacré ses soirées et des dimanches, en dehors de son travail, à la partie comptable de I'affaire. Un travail forcené, qui lui a permis d'être définitivernent intégré, mieux rnêrne, de devenir manager, car sa facon de «fouiner avec I'esprit d'en vouloir plus» a servi ses légitimes ambitions.

Une «tête de Pont» haut-alpine

L'aide efficace qu'il a apporté, avec son opiniâtreté toute haut-alpine, se retrouve aujourd'hui dans Ie fait que «New York Habitat» (au n° 307 de 7eme Avenue, suite 306, New-York 10 001) a porté son chiffre d'affaires au coefficient 8, employant treize salariés, ouvrant une agence en France et diffusant de la publicité dans d'autres pays, comme Ie Japon. C'est I'agence «number one» de New-York, ce prestige n'occultant pas Ie fait que Ie créneau découvert et exploité par Marie-Reine Jézéquel ait suscité des vocations dans les autres agences et accentué la concurrence.

La vie à New-York? II s'y est facilement adapté. La vie est moins chère que chez nous en ce qui concerne la nourriture, I'habillement, les déplacernents... Pourquoi? Tout simplement parce que les concepts de marges sont reduits car I'on mise sur la quantité. En revanche, les logements sont dispendieux, comme on dit au Canada. Son contact avec la France demeure quasiment quotidien puisque la clientèle est majoritairement francaise (très rarement haut-alpine !) et elle I'est d'autant que les choses lui sont facilitées dans les inévitables démarches à effectuer. De plus, depuis son appartement situé au sixième étage, donc au pied de I'immeuble, il a vue sur I'immeuble immense de la Poste, laquelle porte deux grandes inscriptions saluant le mérite, en matière d'initiative postale, de Louis XI (en tant que Dauphin, il était de temps à autre hébergé dans la maison familiale de la rue Colonel-Roux à Gap, alors siège du gouverneur) et du cardinal de Richelieu. François Roux est Ie petit-neveu de feu Ie colonel Jacques Roux ... Quitter Ie quartier du Forest d'Entrais, où il est en vacances chez ses parents, Jacques Roux et Madame, pour aller retrouver des buildings a la place de Charance et de Saint-Mens, cela ne I'affecte pas mais, au contraire, lui fouette Ie sang, un sang de pionnier, nouvelle version ...